Le dossier de recherche et de politique publique pour ce marché.
Nous avons construit Africa.SARL à partir d’une expérience directe des corridors commerciaux d’Afrique francophone. Cette page présente le regard extérieur : trois sources primaires — du Centre du commerce international, du Groupe de la Banque mondiale et de l’Union africaine — qui décrivent indépendamment le même manque que nous avons entrepris de combler, ainsi qu’un regard honnête sur l’état actuel de l’effort d’infrastructure numérique commerciale du continent lui-même.
86% des entreprises interrogées en Afrique francophone n'exportent pas ; 54% d'entre elles souhaitent exporter, et 69% citent le manque de financement comme principal obstacle.
Une enquête auprès de plus de 6 400 entreprises dans 20 pays d’Afrique francophone révèle que seulement 14 % exportent actuellement, alors que 54 % des entreprises non exportatrices souhaitent le faire — cette proportion atteignant 63 % chez les entreprises dirigées par des femmes. Le principal obstacle cité (69 %) est financier, suivi par la capacité de production limitée, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et les frictions administratives. Les entreprises opérant dans des écosystèmes plus solides — logistique, certification, services bancaires — sont nettement plus résilientes et prêtes à l’export.
Ce que cela signifie pour Africa.SARL — C’est précisément l’écart entre l’ambition exportatrice (54 %) et la réalité exportatrice (14 %) qu’une couche de découverte et de mise en relation peut aider à combler. Cela explique aussi pourquoi nous traitons les certifications, les informations logistiques et les capacités de paiement comme des données de profil essentielles, et non accessoires.
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La base adressable est mesurable, et elle est vaste
Nombre estimé d'entreprises par pays (en milliers) — plus la teinte est foncée, plus la base d'entreprises est importante.
Le premier recensement d’entreprises à l’échelle du continent de ce type : environ 244 millions d’entreprises en Afrique en 2020, dont 232 millions d’opérateurs informels à compte propre et 12,7 millions d’entreprises employant au moins un salarié (7,7M micro, 4M petites, 933K moyennes, 127K grandes). L’informalité chute nettement avec la taille de l’entreprise — de 82 % chez les micro-entreprises à 20–38 % chez les moyennes et grandes entreprises.
Ce que cela signifie pour Africa.SARL — C’est l’étude sur laquelle repose notre TAM par niveaux (voir la diapositive Marché du pitch deck) : les niveaux 1 et 2 suivent les ~12,7M d’entreprises employeuses, pondérées par la part de l’Afrique francophone dans le continent. Le niveau 3 est la longue traîne des micro-entreprises informelles — réelle, mais structurellement difficile à vérifier, donc traitée comme un horizon, pas une cible à court terme.
Le premier cadre juridiquement contraignant sur le commerce numérique à l’échelle d’un continent, dans le monde. Il impose la reconnaissance juridique des contrats, signatures et documents commerciaux électroniques ; interdit les droits de douane sur les transmissions électroniques ; interdit les exigences de localisation des données ; et impose des normes minimales de protection des consommateurs et de cybersécurité — avec des dispositions explicites d’inclusion des PME. Les États parties disposent de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur pour aligner leur droit national.
Ce que cela signifie pour Africa.SARL — C’est un vent porteur réglementaire, pas une exigence produit aujourd’hui : au fur et à mesure que les droits nationaux s’aligneront sur le Protocole dans les années à venir, le commerce sans papier et l’identité numérique transfrontalière deviendront la norme plutôt que l’exception — réduisant la friction dont dépend notre propre couche de mise en relation et de vérification.
Extrait source
L'opportunité de la ZLECAf que ADAPT vise à débloquer, et les obstacles qui subsistent aux frontières.
Où en est l’effort du continent lui-même aujourd’hui
Le Secrétariat de la ZLECAf, en partenariat avec le Tony Blair Institute, le Forum économique mondial et la Fondation IOTA, a annoncé ADAPT (Africa Digital Access and Public Infrastructure for Trade) — un projet de socle numérique ouvert pour l’identité, les données et les paiements transfrontaliers, avec un objectif phare ambitieux : une infrastructure numérique interopérable pourrait débloquer plus de 70 Mds $ de commerce annuel additionnel d’ici 2035. L’initiative cite trois pays pionniers (Maroc, Nigeria, Kenya) et se présente comme passant « de l’ambition à l’exécution ».
Au moment de la rédaction, la présence publique d’ADAPT est un site de présentation à un stade précoce — informatif, sans produit en direct sur lequel se connecter ou transiger pour l’instant. Ce n’est pas une critique : une infrastructure de cette ampleur, coordonnée entre 54 États souverains, prend des années à se mettre en place, et l’initiative est transparente sur son stade précoce. C’est néanmoins un signal utile : cela confirme que le constat du problème (l’identité, les données et les paiements ne franchissent pas encore les frontières africaines de façon fluide) est reconnu au plus haut niveau, tandis que la couche opérationnelle, orientée entreprises, au-dessus de cette future infrastructure reste à construire.
Où se situe Africa.SARL — Africa.SARL ne dépend d’ADAPT, de PAPSS ou d’aucune initiative continentale unique pour fonctionner — c’est un système en production, aujourd’hui, qui met en relation de vrais acheteurs et de vrais fournisseurs francophones avec les outils disponibles maintenant (analyse IA multilingue, classification par code SH, contact direct, zéro commission). Mais la direction est la même que celle vers laquelle pointent la politique de la ZLECAf et des initiatives comme ADAPT : identité numérique de confiance, découverte transfrontalière et réduction de la friction commerciale pour les PME. À mesure que cette infrastructure mûrit, une plateforme qui dispose déjà de fournisseurs vérifiés, de données commerciales structurées et de demande côté acheteurs est bien placée pour s’y connecter — pas pour être remplacée par elle.
Préparé de façon indépendante par Africa.SARL à des fins de contexte et de discussion. Non affilié, non approuvé et non révisé par l’ITC, la CPCCAF, le Groupe de la Banque mondiale, l’Union africaine ou le Secrétariat de la ZLECAf.
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